III (suite)
Posté le 02.03.2008 par tpefourmispheromones
2)Autres modes de communications
On reconnait aussi d'autre modes de communications.
Communication sonore :
Emission sonore avec organes stridulatoires :
Le signal sonore est à l’origine d’un crissement aigu, dû aux frottements d’un mince grattoir situé sur sa taille, contre un plateau de fines crêtes parallèles, situé sur la surface adjacente de l’abdomen.
Cette stridulation (comme l’ont définit les scientifiques) peut remplir différentes fonctions, selon l’espèce et les circonstances :
- Signal de détresse :
Lorsqu’il pleut, et qu’une ouvrière est en danger (suite à un éboulement des galeries de la fourmilière, par exemple), c’est ce signal de détresse émis par l’ouvrière, et qui se propage dans le sol, qui va permettre l’aide d’autre fourmis. La réception de ce type de message, est perçu par l’intermédiaire des pattes des fourmis, qui sont de véritables détecteurs ultra sensibles aux vibrations du sol, d'ailleurs, on sait que les fourmis réagissent très peu aux vibrations transmises par l'air, celles transmises par le sol sont beaucoup plus efficaces.
- La qualité de l’alimentation :
Il faut savoir que les ouvrières sont très difficiles quant aux choix des végétaux à récolter. Ainsi, dès qu’une fourmi récolteuse repère, par exemple, une feuille désirable, elle se met à "chanter" dans le but d’attirer ses sœurs, et de les renseigner sur la qualité de la nourriture. En effet, l’intensité de la vibration émise, dépend de la valeur nutritive de la nourriture.
- Un signal de renforcement :
Les fourmis du désert "Aphenogaster", crissent lorsqu’elles ont trouvé un aliment de grande taille, afin d’obtenir l’aide de ses sœurs.
Emission sonore sans organes stridulatoires :
- Un signal de danger :
Certaines espèces de fourmis, lors d’un éventuel danger, frappent leurs têtes sur une surface dure, permettant ainsi la propagation d’un message, qui va alerter ses congénères. Pour donner l’alerte, d’autres espèces se servent de leur abdomen pour frapper les parois de la fourmilière.
La fourmi Camponotus ligniperda, par exemple, frappe le sol alternativement avec les mandibules et l'extrémité de l'abdomen quand elle est dérangée, ce qui excite les congénères qui deviennent beaucoup plus agressifs.
Communication tactile :
Chez la plupart des espèces, certains types de messages, simples et directes, sont transmis par rapport physique, comme par attouchement, tapotement ou bien, effleurement.
Une grande majorité, de ce type de communication, est réalisée par l’intermédiaire des antennes (qui sont sensibles au toucher). En effet, prenons l’exemple des fourmis tisserandes :
Lorsqu’elles utilisent les larves pour coudre les feuilles entre elles, lors de la construction de la fourmilière, c’est en faisant vibrer l’extrémité de ses antennes autour de la tête de la larve une dizaine de fois, que la larve sécrète de la soie. On peut citer aussi le contact des antennes sur les pucerons, qu'elles élèvent, lui faisant expulser un liquide sucrée le miellat.
Toutefois, la communication par l’intermédiaire des pattes, reste aussi très fréquente et de nature souvent utile. Ainsi, une ouvrière peut amener une autre fourmi à régurgiter de la nourriture liquide en étendant une patte antérieure sur le labium (segment céphalique qui correspondrait à la langue chez l’homme), provoquant de ce fait, un réflexe vomitif dont l’autre fourmi peut profiter. (=Trophallaxie).
Communication visuelle :
La communication visuelle qui était une des formes couramment utilisées au stade primaire de l’évolution, est de moins en moins utilisé ; Ceci du fait de l’évolution considérable des fourmis qui implique une communication plus efficace. Cependant certaines espèces s’en servent encore pour des situations bien particulières :
- Chez les tisserandes, lorsque la fourmilière veut construire un nouveau nid, chaque fourmi se déplace individuellement sur le pourtour des feuilles, s’arrêtant de temps à autre pour tirer sur le bord. Puis, lorsqu’une fourmi parvient à recourber sa feuille, ceci va être un signe pour les fourmis des alentours (voyant la scène), d’un premier succès, qui va amener les autres fourmis à venir aider. Puis, au fur et à mesure que la feuille se recourbe un nombre croissant de fourmis vont venir donner de l’aide. (voir photographies)
- Chez d’autres espèces, lorsque une ouvrière tombe sur de trop grosses graines, elle tourne frénétiquement autour de celle-ci jusqu’à ce que d’autres ouvrières la voient.
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